Development Assistance International (DAI)/Assistance Internationale pour le Développement (AID) intervient dans l’inclusion sociale et économique de la femme dans la province du Sud-Kivu.

Dans la province du Sud-Kivu,  plus de 85% des femmes rurales vivent de l’agriculture et du petit commerce. Cette activité  principale pour les femmes des milieux ruraux associées aux travaux ménagers est exercée à 95% par les femmes, ce qui explique que l’horaire de travail de la femme rurale par jour est trop surchargé, elle se réveille à 03h°° du matin pour se coucher à 23h°° au-delà, car elle doit commencer par servir son mari au lit très tôt, elle doit puiser de l’eau, faire la propreté de la parcelle le matin, faire la vaisselle, aller au champ, piler manuellement le manioc, préparer les mangers, puiser de l’eau, lessiver les habits de la famille, laver les enfants le soir, piler manuellement le manioc, mais pour le repas du soir, … franchement la femme rural est la plus surchargée et étouffée des autres activités du développement socio-économique et culturel. Cet état persiste suite à l’ignorance de la notion du Genre aux membres des plusieurs communautés et au non usage des nouvelles techniques adaptées à la réduction du poids de charge de la femme (moulins communautaire pour la transformation rapide du manioc, maïs en farine sans passer par le pilage manuel, qui fatigue et consomme beaucoup de temps de la femme rurale).

L’égalité́ des genres et l’inclusion sociale  est l’une  des priorités intersectorielles pour DAI/AID RDC parce que les femmes démunies et les personnes marginalisées sont particulièrement désavantagées dans l’accès aux opportunités économiques en RDC. Et pourtant ces personnes représentent des opportunités commerciales importantes pour le secteur privé congolais. Dans le territoire de Walungu par exemples, les grands défis rélatifs au genre et à l’inclusion sociale sont : le manque de considération et la compréhension limitée des questions d’égalité des sexes et d’inclusion sociale et la crise de la COVID-19 et ses impacts économiques.

Pourtant, l’investissement dans l’autonomisation économique des femmes est la voie la plus sûre vers l’égalité des sexes, l’éradication de la pauvreté et une croissance économique inclusive. Les femmes apportent une contribution énorme à l’économie, que ce soit au sein des entreprises, dans les exploitations agricoles, comme entrepreneuses ou employées, ou par leur travail non rémunéré à la maison, où elles s’occupent de leurs familles.

Ces dernières restent aussi touchées de manière disproportionnée par la pauvreté, la discrimination et l’exploitation. La discrimination basée sur le genre condamne souvent les femmes à des emplois précaires et mal rémunérés et ne permet qu’à une faible minorité d’entre elles d’atteindre des postes élevés. Elle restreint également l’accès des femmes aux actifs économiques tels que les terres et les emprunts. Elle limite leur participation à l’élaboration des politiques économiques et sociales. Et enfin, du fait que les femmes se chargent de l’essentiel des tâches ménagères, il ne leur reste souvent que peu de temps pour exploiter de nouvelles perspectives économiques.

Development Assistance International/Assistance Internationale pour le Développement (DAI/AID) investi dans les jeunes femmes préparées à devenir des leaders communautaires ayant de forte capacité  à participer aux décisions du ménage. Elles sont outillées en  compétences de la gestion des activités de génération de revenus, qui contribuent à l’amélioration de leur statut en diversifiant leurs sources de revenus, la réduction des violences sexuelles dans les communautés grâce à l’augmentation de la sensibilisation sur la notion de Genre et les mécanismes communautaires pour prévenir les cas de Violence basée sur le Genre, l’augmentation de la participation des femmes dans le leadership communautaire et l’allègement  de la charge de travail des femmes par la promotion des technologies réduisant le temps de travail.

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