DAI/AID RD Congo, intervient pour la promotion de l’égalité entre les sexes aux niveaux de l’accès, de la participation et de l’apprentissage ; la promotion de l’égalité entre les sexes dans les systèmes d’éducation et le renforcement de la prise en compte de l’égalité entre les sexes dans les processus de planification et d’élaboration des politiques du secteur de l’éducation.

Development Assistance International/Assistance Internationale pour le Développement « DAI/AID » est l’une des ONGs congolaises qui milite pour l’égalité entre les sexes dans l’éducation et par l’éducation. Pour DAI/AID RD Congo,  parvenir à l’égalité entre les sexes dans l’éducation et par l’éducation est un élément central du programme de promotion du respect des droits de l’homme et est essentiel à la réalisation des transformations associées au Programme de développement durable à l’horizon 2030. On reconnaît de plus en plus largement les besoins intrinsèques et extrinsèques d’investir dans l’éducation des filles, et plus particulièrement des adolescentes, notamment dans les situations de crise ou de conflit. L’éducation des filles a un effet d’entraînement et, de ce fait, profite non seulement à ces dernières, mais également à leurs familles, leurs collectivités et leurs pays en améliorant leur santé, leur sécurité et leur prospérité.

Selon la Politique et stratégie sur l’égalité entre les sexes (PSES) 2016-2020 du PME, l’égalité entre les sexes s’entend du fait « pour les hommes, les femmes, les filles et les garçons de bénéficier de droits, de responsabilités et de possibilités égaux et d’une capacité égale de façonner leur propre vie.

 Égalité entre les sexes : jouissance par les femmes, les hommes, les filles et les garçons des mêmes droits, responsabilités et possibilités, et capacité égale de façonner leur propre vie et de contribuer à la société.

Équité entre les sexes : concept rentrant dans la notion plus générale d’égalité entre les sexes, d’impartialité et de justice, qui concerne les avantages et les besoins respectifs des femmes/filles et des hommes/garçons.

L’égalité entre les sexes dans l’éducation et par l’éducation : l’égalité entre les sexes existe dans le système éducatif en matière d’accès d’apprentissage et de possibilités offertes aux filles et aux garçons et aussi dans le contenu de l’éducation et la façon dont elle est dispensée, de sorte que lorsque les apprenants quittent l’école, ils contribuent à une société plus équitable.

Prise en compte de la problématique hommes-femmes : prise en compte des répercussions des normes de genre, des rôles attribués aux hommes et aux femmes et de leurs rapports dans le domaine de l’éducation et prise de mesures pour véritablement atténuer les effets qui font obstacle à l’égalité entre les sexes.

Il est nécessaire, pour promouvoir l’égalité entre les sexes dans l’éducation et par l’éducation, de modifier la manière de concevoir les politiques et les plans aux niveaux institutionnel et systémique afin de s’assurer que nul n’est laissé pour compte. L’égalité entre les sexes est un thème transversal essentiel des objectifs de développement durable (ODD), défini dans l’objectif concernant l’éducation (ODD 4), et joue un rôle central dans la réalisation des autres ODD, notamment ceux qui visent à éliminer la pauvreté (ODD 1), à améliorer la santé et le bien-être (ODD 3), à promouvoir l’égalité entre les sexes et à autonomiser toutes les femmes (ODD 5), à favoriser un travail décent pour tous (ODD 8), et à promouvoir des sociétés pacifiques sans exclusion (ODD 16).

 Parvenir à l’égalité entre les sexes dans l’éducation et par l’éducation nécessite la mise en place d’institutions équitables produisant des politiques, des budgets et des plans permettant à tous, hommes et femmes, de réussir. Il importe donc de prêter attention aux modalités institutionnelles, aux structures de gestion, aux normes sociales, aux dynamiques relationnelles et aux enjeux d’économie politique qui façonnent l’éducation, et aussi d’aborder les inégalités entre les sexes qui engendrent des résultats différents pour les filles et les garçons, les femmes et les hommes.

Défis à relever pour parvenir à l’égalité entre les sexes dans l’éducation et par l’éducation

 Bien que, à l’échelle mondiale, pratiquement autant de garçons (131,3 millions) que de filles (131,7 millions) en âge de fréquenter le primaire et le secondaire ne soient pas scolarisés, des disparités, qui dépendent des régions, peuvent être observées. Les filles sont plus susceptibles que les garçons de ne pas être scolarisées dans les régions de l’Afrique subsaharienne, de l’Afrique du Nord et de l’Asie du Sud, qui comptent de nombreux pays en développement partenaires du PME. Même lorsque les filles vont à l’école, elles se heurtent à des obstacles pour parvenir à l’égalité dans l’éducation et par l’éducation qui tiennent tout autant aux systèmes d’éducation qu’aux contextes dans lesquels ils opèrent et qui ont trait à l’accès, à la progression, à la participation et aux résultats d’apprentissage. L’inégalité entre les sexes est aussi l’une des composantes des taux élevés de décrochage – des filles dans de nombreux pays, et des garçons dans quelques-uns – aux niveaux primaire et secondaire. Les inégalités entre les sexes viennent renforcer celles dues à la race, à l’ethnicité, à la classe sociale, au handicap et au lieu de résidence pour exclure certains du système éducatif. Les inégalités peuvent aussi être ancrées dans des aspects propres au système éducatif, même si elles sont moins évidentes : elles peuvent se manifester au niveau des programmes, des matériels didactiques, des méthodes pédagogiques, de la formation des enseignants, de la gestion, de l’administration, de l’évaluation et des processus de suivi et d’évaluation, et peuvent ainsi perpétuer les préjugés sexistes. Les préjugés et la discrimination en viennent ainsi à être tenus pour acquis, à moins que ne soient créées des occasions d’évaluation critique et de réflexion. Il est nécessaire de concevoir des politiques et des pratiques et de réaliser des études ciblées pour faire évoluer ces processus et garantir des expériences équitables aux filles et aux garçons dans le cadre de leurs études et grâce à elles.

DAI/AID RD Congo est convaincu que ces trois défis particuliers  doivent être relevés pour assurer la mise en place de systèmes éducatifs capables de mieux intégrer la dimension de genre :

• Obstacles rencontrés par les filles et les garçons aux niveaux de l’accès, de la participation et de l’apprentissage, et nécessité d’une démarche holistique pour parvenir à l’égalité entre les sexes.

• Enjeux au sein des systèmes éducatifs, y compris la nécessité de relier les interventions particulières concernant l’éducation des filles aux réformes à l’échelle du système, de procéder à des changements à de multiples niveaux du système, et de veiller à ce que les différents ministères dont les travaux appuient directement et indirectement la promotion de l’égalité entre les sexes dans l’éducation travaillent de concert.

 • Nécessité de remédier aux structures politiques et économiques et aux normes sociales et culturelles, et de définir la dimension de genre de manière à promouvoir les changements institutionnels.

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